-25033 km
-622 jours
-19 pays
et surtout des milliers de rencontre:
Chercher ce qui nous rassemble,pas ce qui nous ressemble.
-25033 km
-622 jours
-19 pays
et surtout des milliers de rencontre:
Chercher ce qui nous rassemble,pas ce qui nous ressemble.
En compagnie de Sylvain, les derniers kilomètres sont abattus.
Lui qui s'attendait à quelque chose de difficile il restera sur sa faim, la route ne faisant que descendre du plateau de Saint-Agrève à la vallée du rhône.
Suite aux quatorze lacets du Cheylard qui mettent un terme à nos plaquettes de freins, nous nous laissons glisser le long de l'Eyrieux sur la piste cyclable fraîchement rénovée et c'est à l'abri
d'un tunnel que nous prenons l'apéro tous les trois.
Non loin de là le camp est monté sous la voute étoilée.
Le lendemain le beau temps est de retour, un petit détour chez "la blatte" dans son village perché de Saint où nous apprécions une vue d'ensemble sur la vallée avant d'y plonger.
Nous voilà à Brancassy, difficile de réaliser que nous sommes arrivés, 24996 kilomètres. Il y a quinze mois de cela nous n'aurions pas imaginé réussir, rentrer par la terre depuis le Cambodge, accompagnés de Vélo Bleu et Vélo Blanc achetés sur place, à Phnom Phen.
Mais nous y voilà, chargés d'histoires et de rencontres,
peut-être trop même pour pouvoir les faire partager dès notre arrivée. Nous distillerons cela tranquillement, au cours des semaines qui suivrons... ou des années...
Un grand merci à Vélo Bleu et Vélo Blanc, qui nous ont supporté tout au long de notre voyage, sans jamais se plaindre.
Merci à vous lecteur, ami, famille, voyageur, anonyme, présents depuis le début ou ayant pris l'aventure en cours. Vos nombreux messages de sympathie nous ont réchauffé le coeur durant l'hiver et raffraîchit l'esprit au cours des chaudes traversées de désert.
Surpris par votre fidélité, vos encouragements nous ont motivé et aidé à continuer l'écriture du blog, chose pas toujours évidente lorsque les journées de vélo étaient longues et pénibles, au moins aussi longues que les connexions internet dans certaines parties du monde.
A bientôt... Pour de nouvelles aventures
En ce jour saint du 15 Aout, nous nous retrouvons en famille
pour manger des cotelettes d'agneau. Point la notre mais celle de Jean-Paul et Sylvie, ainsi que leurs six enfants qui nous ont chaleureusement invité à partager leur table lorsque nous nous
sommes croisés devant la boulangerie de Belcaire. Nous chargeons donc Vélo Bleu et Vélo Blanc dans la camionnette et passons une sympathique après-midi en leur compagnie, appréciant la superbe
vue sur les montagnes du Pays cathare et profitant des connaissances de jean-Paul sur la région pour approfondir les notres.
Il nous laisse au pas de l'Ours et nous poursuivons notre route à travers les bois, suivant une piste forestière jusqu'à une cabane qui nous accueillera pour la nuit.
Au réveil le temps est magnifique et nous quittons définitivement la chaîne des Pyrénées pour la plaine de Carcassonne, autrement dit une journée de descente au cours de laquelle nous retrouvons la chaleur du Sud-Est. Celle que nous avons tant désirée mais qui nous est également pénible à supporter après plusieurs mois passés sous un climat plus frais.
Les pauses midi se font à l'ombre et nous courons après les moindres ruisseaux et fontaines, de l'eau...
La plaine vite traversée, nous rattaquons les montagnes, cette fois-ci les Noires. Les montées plus douces que dans les Pyrénées et les réveils se font à l'aube, il ne s'agit pas de rater les heures les plus fraîches de la journée.
Nous empruntons d'agréables petites routes, hameaux déserts, belles garrigues et forêts, ruisseaux bien frais pour se délasser les jambes, nous voilà enfin en été.
Le lac de Saint-Peyres, le lac du Lauzon, Salvetat-sur-Agout, nous nous rapprochons à grands pas de la maison et apprécions ces régions reculées où les habitants sont peu nombreux et les routes pour nous.
Puis c'est une pause dégustation à Roquefort sur Soulzon, ville du célèbre fromage de brebis, réputée pour ses visites de caves et dégustation. Il est encore un peu tôt pour la visite mais nous nous ouvrons l'appétit avec quelques morceaux de roquefort de 6 mois et 18 mois d'affinage. Un délice, même à 10 heures du matin...
Millau et son viaduc sont face à nous, roulant sous ce fameux pont nous sommes pris d'un sentiment de petitesse, que c'est haut là haut!!
La vallée est belle, les villages accrochés aux falaises d'autant plus. En ce vendredi soir nous prenons l'apéro au bord du Tarn et posons notre sommaire campement sur ses berges, priant pour ne pas se faire dévorer par les moustiques.
Samedi, belle journée pour attaquer les gorges du Tarn, nous craignions le monde et sommes fort surpris de trouver une route presque déserte, chassé/croisé des vacanciers, crise économique...
Qu'importe la cause, pour nous c'est parfait, d'autant que la route est assez étroite par endroit. Belle remontée des gorges en début de matinée puis longue pause pique-nique au bord de
l'eau, les journées sont bien agréables ces derniers temps.
Nous atteignons rapidement Florac et bifurquons vers les Monts de Lozère ainsi que des routes à nouveau petites et sinueuses. Les gorges sont de toutes beauté, la rivière également, de ce fait lorsque nous repérons un chemin d'accès nous n'hésitons point et descendons, quitte à porter sacoches et vélos dans cette sente raide. Le jeu en vaut la chandelle, nous voilà installés dans un petit coin de paradis pour la nuit, 19 heures, les baigneurs rentrent chez eux, nous voilà seuls sous la voute étoilée.
Ayant rendez-vous d'ici quatre jours à Saint-Agrève avec nos familles, nous planifions des journées plus courtes et des pauses plus longues, la traversée des Monts de Lozère se faisant donc
tranquillement, au rythme des arrêts baignade et pique-nique. Nous passons Villefort, Langogne et retrouvons avec joie nos routes ardéchoises, des nids de poules, de la bruyère, des forêts
de pin, des chevaux et des vaches dans les près...
Puis c'est au tour du lac d'Issarlès où nous apprécions la baignade par ces grosses chaleurs, bien que nous sommes à 1000 mètres d'altitude. Nous y resterons d'ailleurs toute l'après-midi ainsi que la nuit, installés sur les berges. Le lendemain, direction le Mont Gerbier des Joncs et le Mont Mézenc, leurs touristes, leurs étals de souvenirs.
Route une fois de plus de toute beauté, c'est quand même beau la France...
Mercredi 24 Aout, nous avons rendez-vous entre 10 heure et 12 heure sur la place de l'église de Saint-Agrève, soit à 20 kilomètres de là. Autant dire que nous sommes guère pressés. Le temps à bien changé, il fait plus frais, nuages de traine, des orages sont annoncés pour la fin de l'après-midi. A 11 heure nous atteignons Saint-Agrève, la grande ville du coin comme on nous la décrite. Il est vrai que pour la région...
11h05, un coup de klaxon nous fait nous retourner, une voiture noire vient vers nous, ce sont eux. Le Padre, La Madre, Maman et Sylvain, bien contents de trouver un peu de fraicheur par ici. Retrouvailles sur le parking du Super U, notre sponsor non-officiel de ces derniers temps et organisation du pique-nique avant d'aller s'installer dans les sous-bois.
Alors là ça sent vraiment la fin...
Bayonne, au cœur du Pays Basque, nous quittons la côte pour les collines verdoyantes, les troupeaux de moutons et nos premières montées jusqu’à Saint-Jean-Pied-de-Port, point stratégique du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle et départ pour Vélo bleu et Vélo Blanc de la route des cols Pyrénéens.
Tout commence dans un épais brouillard sous une bruine fine,
nous suivons les panneaux »route des fromages », le célèbre Ossau-Iraty, et « route des cols ». 10%, 10,5%, 11%, cela commence fort. Le col d’Iraty, 1327m, sous le soleil.
Nous avons laissé les nuages derrière nous dans la montée et apprécions quelques kilomètres de chaleur et de ciel bleu avant de redescendre dans une vallée embrumée.
Col du Soudet, 1520m, petite route de montagne déserte zigzaguant entre prairies et forêts de sapins. Le col nous accueille avec un petit crachin qui nous glace les os tout le long de la descente
jusqu’à Arette où nous trouvons un peu de réconfort dans l’abri pique- nique municipal. Les vallées se resserrent et nous attaquons notre col de l’après-midi sous un soleil radieux. Marie-Blanque
commence doucement pour finir à 13% et nous anéantir totalement. Quelques lacets plus bas, nous plantons le camp dans de beaux alpages nous offrant une vue magnifique sur la vallée plus ou moins
ensoleillée, tout dépend de la volonté des nuages, maître des cieux.
Nouvelle journée, nouveaux cols, nouveaux paysages. Nous voilà
à 1709m au col d’Aubisque, les alpages prennent le dessus et les vallées s’étendent à nos pieds. Nous descendons à peine pour enchaîner sur le col du Souloir, 1474m, route taillée à flanc de
falaise qui nous mène au pays des « Pottocks », chevaux sauvages pyrénéens. Redescente dans la vallée d’Azun, nous quittons les Pyrénées Atlantiques pour les Hautes-Pyrénées,
département plus touristique aux montagnes plus impressionnantes. De ce fait nous retrouvons villages et circulation. Saint-Savin, superbe village de type médiéval idéalement
situé sur un balcon dominant la vallée. Il nous rappelle quelques coins du Pakistan, les glaciers et les barbus en moins…
Nous ne sommes pas seuls pour affronter le mythique col du
Tourmalet, 2115m. Un objectif en soi pour beaucoup de cyclistes, nous croisons donc tout un panel hétéroclite, des semis-pros avec gourdes adaptées pour chaque effort aux cyclistes du dimanche
qui se donnent entièrement au cours de la montée. Les poches pleines de tube gel boost et barres énergétiques qui finissent malheureusement dans le fossé une fois consommés. A l’approche du col
la foule s’accentue, voiture, camping-car, moto, vélo, personnes à pied, c’est incroyable le monde qu’il y a.
Pique-nique au soleil puis longue descente jusqu’à Saint Marie de Campan où nous retrouvons calme et tranquilité ainsi que montée, direction le col d’Housquette-Ancizan, 1569m. Montée tranquille
au col, troupeaux de vaches et de chevaux dans les alpages, paysages sauvages, ciel bleu, les Pyrénées sont un vrai bonheur pour rouler, un réel plaisir. Descente dans la vallée à Arreau,
remontée au col de Peyresourde, le rythme se prend et les montées ne nous font plus peur…
Bagnières de Luchon, ville la plus importante du massif, à portée de main de l’Espagne et réputée pour ses thermes. Ravitaillement pâtes et plaquettes de freins, obligatoire, les nombreux cols ont eu raison de nos freins.
10 km en Espagne en redescendant du col du Portillon puis retour en France pour une ascension infernale sur une route miniature se transformant en piste de terre dans la forêt. La vue est sublime, le « Pico del Aneto » culminant à 3404m et la chaîne pyrénéenne. Retour sur des routes plus correctes pour le col de Portet d’Aspet qui nous fait bien suer avant notre arrivée en Ariège.
Nous laissons les hautes montagnes derrière nous mais pas la
route des cols. En ce week-end du 15 Aout la route de la vallée de la Bethmale est étrangement déserte, les joies de l’Ariège. Nous nous dirigeons vers le col de la Core puis la vallée du Garbet
et le col d’Agnès. Prévu de le faire dans l’après-midi même, notre premier orage pyrénéen freine nos ardeurs et reporte l’ascension au lendemain matin à la fraîche.
1570m, petite redescente puis remontée au pas de Lets, 1516m. Belle ambiance de bout du monde en ce début de matinée. Nous retrouvons monde et chaleur au fur et à mesure de la descente dans de
belles gorges, direction Tarascon sur Ariège. Le ciel est toujours menaçant et nous essuyons de nouveaux orages durant l’après-midi.
Pour en finir avec notre traversée des Pyrénées, le col de Marmare qui nous fait définitivement quitter cette superbe chaîne de montagne. Paradis du cyclotouriste où les routes sont belles et sauvages. Nous sommes conquis.
A l’attaque des fameuses pistes cyclables des Landes, quatre jours entre dunes et pinèdes, océans et lacs, villes balnéaires et sous-bois désertiques. Tout commence par la côte sauvage, qui n’a de sauvage que le nom en ce début de mois d’Aout. Les pistes cyclables sont bondées et nous slalomons entre les vélos jusqu’à l’estuaire de la Gironde que nous traversons par le ferry de Royan.
Nous voilà dans cette immense forêt de pins crépitant sous le soleil. Nous rôtissons sur les plages de sables, se rafraîchissant dans l’eau fraîche et limpide de l’Atlantique, anormalement calme.
Cap Breton nous accueille et les vagues se forment pour que nous puissions nous initier aux joies de la glisse.
Nous retrouvons Bernard et Kathya, rencontrés en
Nouvelle-Zélande lors des vendanges à Cromwell. Une soirée avec Kathya pendant que Bernard travaille, qui nous récupère dès sa sortie, direction la plage. Nous chargeons les planches et partons à
6 heures du matin pour une première cession surf au lever du jour. Les vagues sont magnifiques, les premiers rayons du soleil viennent faire briller leurs crêtes et les petits poissons argentés
dansent dans les embruns.
Marion apprécie le spectacle de la plage pendant que je
m’épuise à ramer comme un damné pour prendre une de ces petites déferlantes rapides. Il faut dire que c’est la première fois que je chevauche l’océan. Au bout d’une heure je sors anéanti mais
satisfait d’être monté deux fois sur la planche.
De retour c’est un petit-déjeuner pâtes, œufs, saucisses avant la sieste. Soirée barbecue et dès le lendemain on remet cela, perfectionnant mon style, surf sous-marin et roulade avant dans
l’écume. Après-midi balade à vélo, ça change, baignade et une nouvelle cession surf jusqu’à ce que la nuit nous explique qu’il est temps d’arrêter.
Une dernière sortie du matin avant de dire au revoir à Kathya, Bernard et l’océan, nous les remercions de nous avoir fait partager leurs passions. Vélo Bleu et vélo Blanc sont prêt à attaquer les fameux cols des Pyrénées.